hymne national d' algerie

hymne national d' algerie
Nous jurons! par les tempêtes dévastatrices abattues sur nous
Par notre sang noble et pur genereusement versé
Par les eclatants étendards flottant au vent
sur les cimes altières de nos fières montagnes
que nous nous sommes dressés pour la vie ou pour la mort!
car nous avons decidé qe l' algerie vivra

soyez-en témoins !

Nous sommes des combattants pour le triomphe du droit
Pour notre independance , nous sommes entrés en guerre.
Nul ne prêtant l' oreille à nos revendications
nous les avons scandées au rythme du canon
Et martelées à la cadence des mitrailleuses
Car , nous avons décidé qe l' Algerie vivra

soyez-en témoins !

O france ! le temps des palabres est révolu
Nous l' avons clos comme on ferme un livre
O france ! voici venu le jour où il faut rendre des comptes!
prépare toi ! voici notre reponse!
Le verdict, notre Révolution le rendra
Car, nous avons décidé que l' Algerie vivra

soyez-en témoins !

Nos braves formeront nos bataillons
Nos depouilles seront la rancon de notre gloire
Et nos vies celle de notre immortalité
Nous lèverons notre drapeau bien haut au-dessus de nos têtes
Front de Liberation, nous t' avons juré fidelité
Car nous avons décidé que l ' Algerie vivra

soyez-en témoins !

Des champs de bataille monte l' appel de la patrie
Ecoutez-le et obtemperez!
Ecrivez-le avec le sang des martyrs
Et enseignez-le aux générations à venir!
O gloire, vers toi nous tendons la main
Car, nous avons décidé que l' Algerie vivra

soyez-en témoins !

# Posté le vendredi 21 janvier 2005 08:54

fln

fln
Front de libération nationale (FLN)
1 PRÉSENTATION

Front de libération nationale (FLN), parti nationaliste algérien né de la fusion de divers mouvements nationalistes à la veille de la guerre d'Algérie contre la France, et qui conduisit son pays à l'indépendance. De 1962 à 1989, le FLN fut le parti unique de l'Algérie indépendante ; il perdit ensuite de son importance face à la montée du FIS (Front islamique du salut) dans le pays.

2 LA FONDATION DU FLN ET LA GUERRE D'ALGÉRIE

Le FLN fut créé en novembre 1954, au Caire, par Ahmed Ben Bella (appelé à devenir le premier président de la République algérienne) et huit autres jeunes nationalistes radicaux, qui souhaitaient prendre leurs distances avec le mouvement de Messali Hadj, trop lié à leurs yeux à la gauche marxiste métropolitaine, ainsi qu'avec les projets modérés de Ferhat Abbas. Le FLN rassembla sous sa bannière la majorité des mouvements nationalistes afin de coordonner l'action armée sur le territoire algérien et d'obtenir « l'indépendance nationale par la restauration de l'État algérien ». Il se dota d'un pouvoir exécutif, le GPRA (Gouvernement provisoire de la République algérienne), et d'une armée, l'ALN (Armée de libération nationale). Les neuf fondateurs (les « chefs historiques ») jouèrent un rôle essentiel pendant toute la guerre d'indépendance, et bon nombre de vétérans du FLN ont continué à exercer leur influence politique dans les gouvernements de l'Algérie indépendante.

3 LE FLN, PARTI UNIQUE

À partir de 1962, le FLN assuma le rôle de parti unique soutenant la présidence algérienne, Ben Bella ayant supplanté le GPRA dès le 3 août 1962, après le référendum au cours duquel les Algériens se prononcèrent en masse en faveur de l'indépendance. Le caractère autoritaire du régime de Ben Bella souleva bientôt des mécontentements au sein même du parti ; le 19 juin 1965, à la faveur d'un coup d'État, le colonel Houari Boumédiène renversa Ben Bella, qui fut mis en résidence surveillée.

Boumédiène préconisa un renouveau et une restructuration du FLN et encouragea les cadres du parti à défendre le modèle de socialisme à l'algérienne qu'il souhaitait, afin d'assurer au pays une totale indépendance politique et économique. L'administration de l'Algérie fut alors concentrée dans les mains de ceux qui avaient la compétence technocratique et se montraient fidèles au pouvoir de plus en plus personnel de Boumédiène. Le FLN ne fut plus alors qu'une façade utilisée pour donner au régime des références révolutionnaires. Le vrai pouvoir de décision revenait à l'élite militaire de l'Armée populaire algérienne, qui désigna un successeur au président Boumédiène lorsque ce dernier mourut soudainement, en 1978.

Sous la présidence de Chadli Bendjedid (1979-1992), l'adhésion au FLN devint la condition sine qua non de l'obtention d'un emploi dans le service public, en même temps qu'une preuve de loyalisme au régime. Les crises économiques répétées qui frappèrent le pays à partir de 1980 accélérèrent l'abandon du socialisme par le FLN en faveur d'un certain libéralisme économique. La croissance du chômage et les multiples révélations sur la corruption de ses dirigeants rendirent le FLN de plus en plus impopulaire (les révoltes d'octobre 1988, durement réprimées, furent principalement dirigées contre les bâtiments du parti).

4 LE FLN DEPUIS 1989

L'adoption d'une nouvelle Constitution, en 1989, marqua le retour du multipartisme et de nombreux Algériens rejoignirent le Front islamique du salut (FIS), créé en opposition à la domination écrasante du FLN. Celui-ci fut sévèrement battu aux élections de 1990 et de 1991 ; l'armée intervint en janvier 1992 pour empêcher la victoire des islamistes du FIS ; l'Assemblée nationale, dominée par le FLN, fut dissoute.

De 1992 à 1996, le FLN s'opposa aux gouvernements d'exception soutenus par les militaires. Affaiblie, sa direction signa, en janvier 1994, une plate-forme commune pour un retour à la démocratie, avec participation du FIS. Aux élections législatives de juin 1997, le FLN, parti progouvernemental resté lié au pouvoir, obtint 64 sièges.

# Posté le vendredi 21 janvier 2005 09:54

Modifié le vendredi 21 janvier 2005 10:11

harkis

harkis
harkis
1 PRÉSENTATION

harkis, soldats indigènes d'Algérie qui ont servi dans une milice supplétive (une harka) aux côtés de l'armée française durant la guerre d'Algérie.

2 LE CHOIX DE LA FRANCE

Enrôlés dans l'armée française, principalement à partir de 1958 — contre l'avis du général de Gaulle, mais sous l'impulsion des militaires et du Premier ministre, Michel Debré, qui voient là un moyen d'engager la population musulmane contre le Front de libération nationale (FLN) — les harkis sont environ 250 000 à la veille de l'indépendance. Toutefois le terme de harkis recouvre plusieurs réalités différentes. En effet, aux côtés des harkis proprement dits, supplétifs de l'armée française, essentiellement employés dans les campagnes pour la défense des villages, on dénombre également des musulmans appartenant aux moghazanis (police locale) ou aux GMS (police mobile) voire même au contingent ou aux cadres de l'armée. Certains d'entre eux, hostiles au FLN, se sont engagés par conviction, mais la plupart, d'origine paysanne et très pauvres, ont rejoint l'armée française attirés par la solde ou sous la pression de l'enrôlement. La signature des accords d'Évian et l'accession à l'indépendance de l'Algérie au printemps 1962 les livrent à la vindicte de l'Armée de libération nationale (ALN), la branche militaire du FLN, alors que l'armée française les a désarmés à la fin du conflit. Entre 30 000 et 150 000 d'entre eux, selon les différentes estimations, sont assassinés pendant l'été 1962.

3 UNE INTÉGRATION PROBLÉMATIQUE

Les harkis qui échappent aux représailles tentent de gagner la France, malgré les efforts du ministre des Affaires algériennes, Louis Joxe, pour tenter de limiter au maximum les départs. Accompagnés de leurs familles, 20 000 d'entre eux, soit environ 55 000 personnes au total, parviennent à fuir vers la métropole. Ils sont installés à leur arrivée dans d'anciens camps militaires, comme à Saint-Maurice-l'Ardoise, à Bias, à Rivesaltes ou sur le Larzac, puis, plus tard, dans des hameaux forestiers et dans des banlieues.

Mais l'intégration se fait mal, faute sans doute d'une réelle volonté politique et de moyens financiers. Marginalisés, les harkis sont particulièrement touchés par la pauvreté, le chômage et l'échec scolaire. Un rapport officiel publié en 1991 dénombre ainsi 80 p. 100 de sans-emploi et un taux d'échec à l'école atteignant les 40 p. 100, y compris parmi les jeunes des deuxième et troisième générations.

4 LA LUTTE POUR UNE CERTAINE RECONNAISSANCE

Au milieu des années quatre-vingt, les fils de harkis commencent à exprimer leur révolte, comme en témoignent notamment les troubles survenus dans plusieurs banlieues de villes du sud de la France. En 1997, sept fils de harkis entreprennent une grève de la faim devant les Invalides et réclament « la reconnaissance de la Nation envers ceux qui l'ont fidèlement servie », le « droit à une vie décente et dans la sécurité », « un emploi pour tous » et « une juste et équitable indemnisation pour les biens spoliés en Algérie ». Mais rejetés par les Algériens, incompris par l'opinion publique française qui les assimile à la population maghrébine, les harkis et leurs enfants demeurent en quête d'une reconnaissance de la part de la France.

Dans cette optique, neuf particuliers et le Comité national de liaison des harkis se constituent partie civile et déposent en août 2001, auprès du tribunal de grande instance de Paris, une plainte contre X pour « crimes contre l'humanité » et « complicité de crimes contre l’humanité ». Les plaignants accusent la France de les avoir abandonnés sciemment aux représailles du FLN au lendemain des accords d’Évian. Par cette démarche, ils espèrent que leur histoire sera dite et que des réparations pour ce qu’ils ont subi pourront être annoncées. Mais leur plainte se heurte à deux éléments : d’une part une loi d’amnistie générale de 1968 pour tous les crimes commis pendant la guerre d’Algérie et d’autre part la jurisprudence de la Cour de cassation selon laquelle la notion de crime contre l’humanité ne s’applique que pour des faits postérieurs à 1994 ou pour ceux commis pendant la Seconde Guerre mondiale par les puissances de l’Axe.

Toutefois, le 25 septembre 2001, une première et unique « Journée d’hommage national aux harkis » est organisée dans toute la France. Elle marque la reconnaissance officielle de l’histoire des harkis. Le président de la République inaugure ainsi une plaque dans la cour d’honneur des Invalides qui proclame : « La République française témoigne de sa reconnaissance envers les rapatriés anciens membres des formations supplétives et assimilés ou victimes de la captivité en Algérie pour les sacrifices qu’ils ont consentis ». (art. 1 de la loi du 11 juin 1994).

# Posté le vendredi 21 janvier 2005 10:21

pieds-noirs

pieds-noirs
pieds-noirs (histoire)
1 PRÉSENTATION

pieds-noirs (histoire), nom donné aux Français d'origine européenne, installés en Afrique du Nord, et plus précisément en Algérie, avant l'indépendance en 1962.

2 L'EXIL

L'origine du terme « pieds-noirs » est incertaine. Pour les uns il est lié à la couleur des chaussures des soldats français lors de la conquête de l’Algérie. Pour d'autres il proviendrait du surnom qui désignait au début du siècle les chauffeurs de bateau, le plus souvent des Algériens de souche, qui se tenaient pieds nus dans la soute à charbon. Tenu pendant longtemps pour péjoratif, le terme est adopté par les Français d'Algérie eux-mêmes, à partir de 1955, comme pour manifester un sentiment communautaire que les événements de la guerre d'Algérie ne cessent de renforcer.

Venus s'installer en Algérie, au cours des cent trente années de présence française (depuis 1830), pour la plupart originaires du pourtour occidental du Bassin méditerranéen, notamment d'Espagne ou d'Italie, les pieds-noirs sont 1 030 000 en 1953, à la veille de la guerre. Ils forment une communauté originale, de culture latine, expansive et entreprenante qui demeure à l'écart de la population musulmane et est souvent animée par la peur de « l'Arabe », en raison de la situation démographique, sociale et politique. Dans leur ensemble opposés à l'idée d'indépendance de l'Algérie, ils se voient contraints d'accepter leur rapatriement en France au lendemain de la signature des accords d'Évian en mars 1962. De fait, malgré les assurances du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), les massacres qui suivent le référendum d'autodétermination, à Alger, mais aussi à Oran jusqu'alors préservé, poussent les pieds-noirs à partir pour la métropole, en dépit des attentats de l'Organisation armée secrète (OAS) qui tente d'empêcher leur fuite. Entre avril et juillet, ils sont 500 000 à être rapatriés, puis 350 000 de juillet à la fin de l'année 1962. Leur départ s'effectue le plus souvent dans des conditions dramatiques et dans la plus extrême précipitation. Surtout, l'accueil qui leur est réservé en France n'est guère chaleureux, alors même que les dispositions prévues à leur égard par les accords d'Évian ne sont pas respectées. Ainsi l'expropriation ou la nationalisation de leurs biens ne seront que rarement indemnisées.

3 LA « NOSTALGÉRIE »

Contrairement aux vues du ministère des Rapatriés, dirigé par Robert Boulin, les pieds-noirs s'installent très majoritairement dans les départements méridionaux. Cependant, excepté en Corse, où des affrontements avec la population autochtone ont lieu, ils s'intègrent sans trop de difficultés. De plus, grâce à de nombreuses associations, telles que le Recours-France, ils bénéficient de dédommagements à la suite du vote de trois lois d'indemnisation, sous Pompidou (1970), Giscard d'Estaing (1974) et Mitterrand (1987). À partir des années quatre-vingt, le sens de la mémoire s'affirme très fortement au sein de la communauté pieds-noirs, auprès de la deuxième génération. Il se manifeste par un regain pour la vie associative et par de grands rassemblements — tels que celui de Nîmes en 1987 pour célébrer les vingt-cinq ans du rapatriement — et également à travers de nombreux ouvrages et des films, notamment ceux d'Alexandre Arcady.

# Posté le vendredi 21 janvier 2005 10:23

polisario

polisario
Polisario, front
1 PRÉSENTATION

Polisario, front (Front populaire pour la libération de la Saguia el-Hamra et du Río de Oro), mouvement nationaliste sahraoui fondé en 1973, militant pour l’indépendance du Sahara-Occidental.

2 REVENDICATIONS TERRITORIALES

Les tribus qui peuplaient à l’origine ce qui fut le Sahara espagnol (Saguia el-Hamra et Río de Oro) étaient des Berbères Sanhajas et Zanatas et des Berbères arabisés, les Beni Hassan. Ces peuples, à vocation guerrière ou religieuse, nomadisaient dans un espace compris entre le cap Bon et le Sud marocain dans des zones qui relèvent aujourd’hui de la souveraineté de trois États : la Mauritanie, le Maroc, l’Algérie.

En mai 1973, à la veille de la décolonisation du Sahara occidental, les nationalistes sahraouis créèrent le front Polisario et revendiquèrent l’indépendance du territoire. L’armée de libération populaire sahraouie entama le combat contre les troupes espagnoles, tandis que le Maroc revendiquait haut et fort son droit sur ce territoire, entraînant la Mauritanie dans son sillage. En décembre 1973, l’Assemblée générale des Nations unies affirma « son attachement au principe de l’autodétermination » ; la Cour internationale de justice fut également consultée et rendit en 1975 un avis défavorable vis-à-vis des revendications marocaines, estimant qu’il n’y avait aucun lien de souveraineté territorial entre le Sahara occidental et le royaume chérifien. Le roi Hassan II entama alors une « Marche verte » qui aboutit aux accords de Madrid, en novembre 1975, par lesquels l’Espagne accorda l’administration du Sahara occidental au Maroc et à la Mauritanie.

La majeure partie des supplétifs sahraouis de l’armée espagnole (dont les aînés avaient fait partie des divisions maures de Franco) passa au front Polisario, lui impulsant une force nouvelle, au moment même où les forces marocaines et mauritaniennes occupaient le pays. Le 27 février 1976, le Front proclama la République arabe sahraouie démocratique. Soutenue activement par l’Algérie, la guérilla du Polisario obligea la Mauritanie, incapable de soutenir un tel effort de guerre, à signer un traité de paix avec la République sahraouie en août 1979 à Alger, cédant au front Polisario la partie du territoire qu’elle détenait et qui fut aussitôt occupé par le Maroc.

3 CONFLIT ARMÉ ET RECONNAISSANCE INTERNATIONALE

La partie se joua en 1979-1980. Les colonnes mobiles du Polisario, abondamment approvisionnées en matériel par l’Algérie, taillèrent en pièces à plusieurs reprises les unités de l’armée d’Hassan II dans le djebel Ouarkziz, les combattants sahraouis poussant leurs incursions jusque dans le Sud marocain. La France fournit alors un appui aérien au Maroc qui put réorganiser son armée et fit ériger cinq murs défensifs pour protéger la zone « utile » du territoire (les gisements de phosphate et la capitale El-Aïun) des attaques du front Polisario. Entre-temps, de nombreux pays avaient reconnu le Polisario et rompu leurs relations avec le Maroc.

En 1984, le Polisario siégea comme membre à part entière à l’OUA. Ces succès diplomatiques et la reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique par de nombreux pays ne purent compenser le déséquilibre militaire aggravé par la perte du soutien actif de l’Algérie et par le ralliement d’une petite minorité du Front au Maroc. Sur la proposition du roi Hassan II, l’ONU envoya une mission pour préparer la tenue d’un scrutin d’autodétermination. Toutefois, le problème du recensement des votants a longtemps empêché l’organisation de cette consultation, prévue pour décembre 1998, le front Polisario craignant que de nombreux colons marocains ne soient recensés comme Sahraouis.

Aujourd’hui, les forces du Polisario regroupent environ 15 000 hommes ; avec les dizaines de milliers de Sahraouis réfugiés dans le Sud algérien, ils forment l’ossature de cet État sans territoire. L’activité militaire est au point mort, en raison du veto de l’armée algérienne à une reprise des opérations militaires et de la tactique du secrétaire général du Front, Mohamed Abdelaziz, qui cherche à négocier une issue honorable à un conflit meurtrier.

# Posté le vendredi 21 janvier 2005 10:29